En hiver, le marais est loin d'être déserté. Le passereau le plus intéressant est alors le Tarin des aulnes, originaire de Scandinavie ou de Russie, et qui, comme son nom l’indique, trouve sa pitance dans les belles aulnaies de Larchant. La Sarcelle d’hiver passe la mauvaise saison dans les saulaies inondées, tandis qu’un ou deux Butors étoilés pêchent en bordure des roselières. Des visiteurs encore plus rares sont parfois notés, comme le Hibou des marais, la Pie-grièche grise ou la Panure à moustaches.

Et la liste ne s’arrête pas là. Rien que depuis 2006, on peut citer la Cigogne blanche, l’Autour des palombes, le Faucon kobez, le Faucon pélerin, la Grue cendrée, la Huppe fasciée, le Torcol fourmilier ou le minuscule Pouillot à grands sourcils, venu de la lointaine Sibérie. C’est une des caractéristiques de Larchant : dans cette zone humide si accueillante pour les oiseaux, les rencontres les plus inattendues sont possibles.

D.S.
Un Héron cendré rencontre un Butor étoilé